L’avis des pros

Christophe Fourmaux, Cité de la Musique de StrasbourgAvril 2014 :

Le projet ? Au départ un pari un peu fou de rassembler autour de Tomàs et de sa musique le plus grand nombre de musiciens du Conservatoire de Strasbourg et du Pôle Supérieur issus des différents départements.

Objectif ? Réunir dans le cadre d’une création et lors d’un même concert, musique écrite et musique à improviser, musique savante et musique populaire, petits et grands interprètes. Résultat? Pari tenu, la soirée fût soirée exceptionnelle et incroyable avec plus de 100 musiciens sur le même plateau, plus de 500 personnes venues assister à cet évènement et un sens commun du partage et de la générosité.

Big up for tutti et spéciale dédicace à Tomás et ses musiciens. A quand le prochain pari?

 Jean-Phillippe Dejussieu, Directeur du conservatoire de Noisy le SecMars 2014 :

Il est rare, pour un ensemble amateur et un établissement d’enseignement artistique, de se voir proposer une collaboration avec un musicien regroupant l’ensemble des qualités qui pourraient définir Tomàs Gubitsch. Sympathie, ouverture, enthousiasme, adaptabilité, respect et confiance sont les premiers termes qui me viennent à l’esprit après plusieurs mois de travail commun.

Cependant, deux autres points me semblent extrêmement importants, Tomás Gubitsch est de ces musiciens qui vous grandissent par le sérieux, la haute valeur musicale et technique, ainsi que par la plasticité de leurs propositions. Les orchestrations qu’il a réalisé pour la Jeune Philharmonie de Seine Saint-Denis sont à la fois parfaitement adaptées aux contraintes d’un ensemble amateur et, en même temps, porteuses d’une exigence dans le travail stylistique qui laissera l’orchestre plus riche et plus profond une fois la réalisation passée. Pour conclure, et ce n’est pas le moindre des bonheurs offerts par ce partenariat, les relations, parfois quotidiennes, dans le travail de préparation et d’organisation d’un projet collaboratif sont source, avec lui, d’échanges piquants, de digressions et discussions, qui transforment un projet pédagogique et artistique en moment de plaisir personnel où chaque rencontre et chaque message échangé vous fait ressentir la chance et le plaisir de travailler ensemble.

Aude Brasseurprofesseur de violoncelle à Mons en Baroeul (Nord), violoncelliste du groupe Gotan Project pour la tournée Lunatico 2007-2008, Février 2014 :

Tomás m’a fait choisir dans son répertoire musical ; 3 pièces en petite formation m’ont apparues aptes à une transcription et une adaptation pour deux parties de violoncelles supplémentaires.

J’ai retranscrit son écriture en vue d’une exécution en concert par deux groupes d’élèves de 3e cycle, en collaboration avec le trio de Tomás.

Nous nous sommes rencontrés un mois avant le concert pour répéter avec les élèves et lui même. Tomás fut très positif et bienveillant avec les élèves. J’avais de mon côté préparé les élèves à l’exécution, en leur expliquant le style particulier.

Puis le concert a eu lieu, et ce fut une grande réussite. J’ai moi même joué avec mes élèves durant la représentation. Le lien invisible et ténu, sorte de sixième sens circulant entre lui et nous fut un pur moment de magie.

Ayant une grande admiration pour ce musicien exceptionnel, j’ai découvert une personnalité chaleureuse et empathique.

Ouvert à cette proposition originale de collaboration pédagogique, il a su faire partager son monde riche, exigeant, personnel, et ouvrir merveilleusement les barrières entre les styles, partageant sans compter son energie et son inventivité.

Christian MaugeinDirecteur du Centre Culturel Paul Baillart à MassyJuin 2013 :

Outre des talents de compositeurs hors du commun, la force de Tomás Gubitsch c’est sa capacité à créer une musique ou le tango source d’inspiration s’en trouve enrichi d’une jeunesse retrouvée. Si besoin, cela nous prouve qu’une musique traditionnelle peut encore vivre et évoluer, que les musiciens qui la jouent peuvent encore inventer et ne sont pas condamnés à ne  jouer que le répertoire si beau soit-il.

Avec Tomás Gubitsch on renoue avec la passion et  l’ énergie qui on l’imagine a nourri  la naissance d’une musique qui  grâce à des musiciens comme lui ne souffre pas de l’usure du temps.

La résidence que nous avons accueilli en 2010 reste un beau souvenir , en plus du plaisir musical et de la bonne humeur générale, la trace laissée par Tomás Gubitsch lors des actions culturelles et artistiques qu’il y a menées, reste indélébile tant le projet fut inventé et guidé  avec intelligence et générosité.

Tomás Gubitsch Trio

Tomás Gubitsch – «doigts magiques», comme le surnomme la presse argentine – nous présente ses compositions, dont celles de son dernier album «Ítaca», en TRIO. Les deux virtuoses qui partagent la scène avec lui – Juanjo Mosalini, pour qui le bandonéon est affaire de famille, et Eric Chalan, un polyglotte de la contrebasse – dynamisent, transforment et métissent un Tango éminemment actuel. Post-tango ? Tango ravel-zappa-hendrixien ? Tango-Jazz & Roll ? Autant de définitions dont Tomás s’amuse : « Juste ma musique », préfère-t-il dire.

Juanjo Mosalini (bandonéon)

Éric Chalan (contrebasse)

Tomás Gubitsch (guitare et composition)

 

Tomás Gubitsch 6 • « Le tango d’Ulysse »

1. L’inventaire d’Ulysse

2. Todos los sueños, el sueño

3. (à suivre…)

 

C’est probablement en sextuor que l’envole de la plume de Gubitsch prend toute son ampleur. La palette de couleurs sonores, ainsi que la richesse harmonique et contrapuntique de cette formation lui permettent de propulser son tango iconoclaste vers une musique de chambre aussi sophistiquée qu’émouvante, aussi subtile qu’énergique, aussi intime que violente.

Partageant la scène avec ses complices depuis dix ans – Juanjo Mosalini et Eric Chalan -, auxquels se joignent trois solistes exceptionnels, Sébastien Surel (violon), Marc Desmons (alto) et Lionel Allemand (violoncelle), Tomás nous raconte sa vision de l’Odyssée. Et à travers celle d’Ulysse, sa propre Odyssée. Et à travers la sienne, quelque chose de l’Odyssée de chacun de nous.
Aux « voix » singulières des six virtuoses se raccordent, parmi d’autres, celles de Marilú Marini, d’Angélique Ionatos et de John Greaves.

Le tryptique « Le tango d’Ulysse » a été conçu dans une version mise en espace, ainsi que dans une version concert. Les voix de poètes que Tomás a côtoyés – Borges, Cortázar ou Fondebrider – se mêlent à celles de Dylan Thomas ou Kavafis. Le poème de ce dernier, « Ithaque », constitue le fil rouge de ce tryptique dont les deux premiers volets ont été créés au Théâtre de la Ville, Paris, en 2012 et 2014. (La création de la troisième partie est prévue pour début 2016 dans le cadre de la résidence au Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec, et en partenariat avec le Théâtre de la Ville.)

 

Avec

Tomás Gubitsch, guitare et compositions
Lionel Allemand, violoncelle
Eric Chalan, contrebasse
Marc Desmons, alto
Juanjo Mosalini, bandonéon
Sébastien Surel, violon

Mise en son : David Gubitsch

Co-conception et mise en espace : Katia Hernandez

Lumières : Vincent Gabriel
Son : François Gouverneur
Costumes : Gwendoline Grandjean

Ítaca

Si je devais définir le style des pièces qui constituent « Ítaca » (Ithaque), je dirais qu’il s’agit d’un« mon-tango ». Un tango intime, la musique de ma ville imaginaire. Une ville d’où l’on vient et où, in fine, l’on retourne, une ville que l’on porte, que l’on invente et que l’on forge en soi. La musique de « Ítaca » est celle d’un lieu dont l’important n’est pas le nom, mais, comme dans le poème de Kavafis, le périple que l’on  entreprend, lorsqu’on le quitte pour le retrouver sans cesse, bien souvent là où l’on ne s’y attend pas.

Cet album n’aurait pas pu exister sans la complicité de quatre grands musiciens et amis. Les compositions sont  en grande partie le fruit  de nos  nombreux concerts  et  voyages  à travers plusieurs   continents,   de   nos   non   moins   nombreuses   célébrations,   de   nos   différences enrichissantes et de nos improbables points communs.

Ces poètes, ces lions, avec qui j’ai  eu le privilège d’enregistrer « Ítaca » se nomment : Eric Chalan, Gerardo Jerez le Cam, Iacob Maciuca et Juanjo Mosalini.

Ma reconnaissance envers eux est pour toujours.

Le quintette que nous constituons ne serait pas tout à fait au complet sans son sixième homme : Philippe Teissier du Cros, celui qui a eu l’oreille et la science d’enregistrer et de mixer cet album. Nos plus profonds remerciements à lui.

T. G.

 

ECOUTER ET ACHETER L’ALBUM :

Ítaca